En 2012, l’INSERM (Institut de la Santé et de la Recherche Médicale) révélait qu’en France une femme sur dix et un homme sur deux souhaitaient perdre du poids. Cette perte de poids était souhaitée pour se sentir mieux pour 49,6% des personnes interrogées. 12.4% ont répondu pour des raisons esthétiques et 11.8% pour des problèmes de santé liés au surpoids. Dans cet article, nous souhaitons vous présenter les risques que peuvent présenter les régimes et les bonnes pratiques en matière de nutition.

Aujourd’hui le nombre de régimes amaigrissants ne fait qu’augmenter …

30% des femmes ont déjà suivi 5 régimes dans leur vie et 9% plus de 10.

L’étude de l’INSERM a montré que ces régimes concernaient même les plus jeunes ; en effet dès l’âge de 10 ans, ces jeunes ont commencé un régime.

On retrouve ces régimes sous différentes formes :

  • hypocaloriques (de certains magazines, Weight Watchers),
  • hyperprotidiques (Dukan, poudres de protéines),
  • d’exclusion (Mayo, Atkins, Hollywood, Ananas Pamplemousse),
  • « pharmaceutiques » (Anaca 3),
  • box régimes (Comme J’aime),
  • substituts (poudre protidique),
  • fibres (soupe au chou),
  • groupes sanguins
  • chrono-nutrition
  • compléments alimentaires et boissons « diététiques » : Naturhouse, So Shape, Herbalife

Ils se font connaître sous différentes formes : la publicité à la radio, à la télévision, sous forme de prospectus, par mail, et avec leur enseigne de magasin.

Pourtant ces régimes ne sont pas si miraculeux mais bien très dangereux.

Prochainement vous pourrez retrouver sur notre page Facebook ou sur LinkedIn une vidéo expliquant l’inefficacité de ces régimes.

Lorsque quelqu’un suit un de ces régimes il ne se doute pas que certains de ses organes peuvent être gravement touchés et provoquer de nombreuses carences.

Effectivement le métabolisme doit s’adapter à un déficit en glucides, en lipides, en protéines et en vitamines et minéraux (fer, magnésium, calcium, …).

Ces carences auront des conséquences physiopathologiques à savoir :

  • des risques pour le capital osseux (impact sur la masse osseuse) suite à une carence en calcium et en vitamine D ; ceci peut provoquer une augmentation des risques de fractures. Avec ce risque l’ostéoporose peut être plus présente à la ménopause.
  • Des risques rénaux : les régimes hyper-protidiques non hypocaloriques ou hypocaloriques peuvent induire des problèmes rénaux. Un bilan rénal s’impose chez les sujets à risque d’insuffisance rénale.
  • Des risques hépatiques : les régimes à très faible apport calorique provoquent des inflammations et fibroses au niveau hépatique ainsi que des calculs biliaires.
  • Des risques digestifs : les régimes hypoglucidiques provoquent une baisse de consommation de fibres entrainant une constipation. A l’inverse, des régimes riches en fibres peuvent provoquer des diarrhées aigües.
  • Des risques cardiovasculaires : les régimes très hypocaloriques peuvent induire de façon aigüe des accidents avec morte subite par troubles du rythme cardiaque. Les régimes hyper-protidiques peuvent provoquer une carence en potassium qui entrainera des palpitations cardiaques.
  • Il sera également observé une perte de muscles entrainant une forte fatigue.
  • Des risques psychologiques.

 

 

Par ailleurs, ces risques seront différents et évolueront différemment en fonction de l’âge, de la situation de la personne (grossesse, allaitement, sportif, ….).

Ainsi, afin d’éviter au maximum ces conséquences, il est important que tout souhait de perte de poids soit encadré par un spécialiste (diététicien(ne) nutritionniste) complété par une activité physique adaptée. Il est fréquent que lors d’une perte de poids importante, un suivi psychologique soit nécessaire.

Pour toute personne souhaitant des apports scientifiques à ce sujet et pour aller encore plus loin : https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2009sa0099Ra.pdf

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Justine Thielley, Diététicienne et Nutritionniste pour PhysiOstéo Entreprise